La France continue d’attirer les investisseurs étrangers et est même de plus en plus attractive. En dépit de la crise sociale des « Gilets jaunes », l’hexagone entre en effet pour la première fois dans le Top 5 des pays les plus attractifs du monde selon le classement établi par le cabinet de conseil américain A.T Kearney.

Une bonne nouvelle quand on sait que le mouvement de contestation a conduit à une baisse de l’activité économique sur tout le territoire, et particulièrement dans les grandes villes de province. A Rouen, la CCI métropolitaine s’alarmait début janvier d’une perte de chiffre d’affaires des TPE/PME comprise entre 30 et 50 % tandis que dans le même temps, l’Insee affirmait que la baisse de quasiment 5 % des nuitées en Île-deFrance était « probablement en lien avec le mouvement social des Gilets jaunes ».

Pourtant, selon le cabinet de conseil américain, la confiance dans l’économie française n’a pas été affectée par le mouvement et la France reste compétitive parmi les économies développées. Une aubaine quand on sait qu’en 2015, les entreprises étrangères, qui ne représentaient que 1% de l’ensemble des entreprises françaises, contribuaient à hauteur de 21% du chiffre d’affaires réalisé par l’ensemble de l’économie française et à 30% du chiffre d’affaires à l’exportation.

Les territoires, notamment constitués autour de métropoles, apparaissent comme les grands vainqueurs de ces investissements.  En Auvergne Rhône-Alpes, on compte aujourd’hui plus de 4 400 entreprises à capitaux étrangers dont plus de 30% (+ 1000 entreprises) sont situées au sein de la métropole lyonnaise. Sur la Côte d’Azur, l’année 2018 a été marquée par l’implantation de près de 2 100 entreprises et 36 000 emplois induits, y compris dans l’arrière-pays niçois. Le développement d’infrastructures idoines comme l’aéroport international de Nice et le dynamisme de cluster comme celui de Sophia-Antipolis, sont autant de marqueurs de la vitalité d’un territoire dont l’offre en termes de mobilités et de déploiement du numérique se fait de conserve avec l’hinterland niçois, dans une logique d’équilibrage de l’économie métropolitaine.

Alors qu’en 2018, le partenariat entre Business France et les agences régionales de développement (ARD) s’est traduit par la diffusion aux Régions françaises de 1 800 projets d’investissements, la signature de la charte des investissements directs étrangers au mois de janvier entre notamment Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances et les Régions de France, représentée entres autre par Valérie Pécresse (Île-de-France) et Renaud Muselier (Sud Provence Alpes Côte-d’Azur) doit renforcer le mouvement.

Désormais cinquième pays en termes d’attractivité économique, la France est aujourd’hui armée pour valoriser ses territoires à l’international, faciliter l’implantation d’entreprises étrangères et le financement de ses startups, PME et ETI et conduire à l’internationalisation de ses écosystèmes locaux.
La présence renforcée de la French Tech et des régions parmi lesquelles la région Centre-Val de Loire, Auvergne Rhône-Alpes, l’Île-de-France, la Normandie, la Nouvelle Aquitaine et la région Sud lors de la dernière édition VivaTech, et ce, dans une logique de lobbying territorial, témoigne de la prise en compte par les territoires de la nécessité de valoriser leur écosystème numérique et la façon dont ils appréhendent leur transformation dans une démarche d’influence auprès des investisseurs internationaux.

 

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