L’événement organisé ce jeudi 6 juin était l’occasion de souffler la première bougie de la Banque des Territoires, lancée en 2018 par la Caisse des Dépôts et des Consignations.

La Banque des Territoires a été fidèle à sa raison d’être, rapprocher les ambitions des collectivités et les leviers de l’investissement privé, en réunissant décideurs, élus et entreprises autour de quatre grands thèmes : l’inclusion, la transition écologique, la révolution numérique et l’attractivité.

L’exécutif en première ligne

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, est revenue sur le dispositif Action cœur de ville, qui vise à revitaliser les centres des villes moyennes françaises en saluant la mise en œuvre « d’une politique spécifique et d’une politique d’accompagnement ». Lancé en mars 2018, ce programme national entre pleinement aujourd’hui dans sa phase opérationnelle après la signature par l’Etat des conventions-cadres dans l’ensemble des villes. Ce programme ambitieux doit permettre à 222 villes (ou binômes de villes) de taille moyenne de bénéficier d’un accompagnement via une convention de revitalisation sur cinq ans.

Pour mémoire, le programme Action cœur de ville, s’articule entres autre autour du développement d’une offre attractive de l’habitat en centre-ville, le développement économique et commercial équilibré, ou encore la fourniture d’accès aux équipements et services publics. Il est notamment soutenu au niveau local par les CCI, dont au premier chef les CCI Métropolitaines comme le démontre l’action de la CCI Alsace Eurométropole sur son territoire. Pour Jacqueline Gourault, ce dispositif doit « renforcer et permette aux élus de développer la stratégie dont ils ont besoin pour donner toutes leurs chances aux concitoyens qui vivent dans leur territoire ».


Cédric O
, secrétaire d’Etat en charge du Numérique, a de son côté insisté sur la nécessité pour les territoires de se saisir des besoins de formation aux métiers du numérique. Il a pointé du doigt cette aberration : « nous avons en France 8,7% de chômage, et le numérique est un secteur qui compte 40 000 emplois non-fournis aujourd’hui, 200 000 demain ». L’ancien conseiller d’Emmanuel Macron est d’ailleurs très investi sur le volet formation, conscient qu’il s’agit là d’un levier pour que le numérique ne soit plus symptôme d’exclusion. Il menait d’ailleurs une réunion de travail deux jours plus tôt, ce mardi 4 juin, avec le groupe Numérique du Pacte productif pour construire des mesures concrètes et soutenir le développement des entreprises, à travers notamment le renforcement du volet formation.

Acteurs publics et acteurs privés

Les collectivités territoriales ont pu partager avec conviction leurs initiatives et leurs ambitions, à travers notamment l’intervention de Jean Rottner, président LR de la Région Grand-Est, qui a commenté la récente décision d’ouvrir le réseau ferré de la région à la concurrence, afin d’accroître l’offre de services à ses habitants. Preuve s’il en était que la puissance publique, à travers l’action et l’influence des collectivités territoriales, peut être un catalyseur de l’innovation et du développement économique local grâce à une action conjointe avec les acteurs privés.


Enfin, le secteur privé justement, a partagé ses idées et ses ambitions au cours de plusieurs Masterclass et interviews.
Jean-Pierre Frémont, directeur en charge des collectivités pour EDF, est par exemple intervenu au sujet des enjeux et des opportunités qu’offrent les villes moyennes, en particulier pour la transition énergétique.

Les villes et collectivités de nos territoires ont ainsi pu trouver dans les Masterclass, présentations et stands tenus en parallèle, nombre d’inspirations pour répondre aux enjeux qu’elles connaissent actuellement.

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