L'actualité

Janvier 2017 : le regard de CALIF sur l’actualité

 Les mots d'Auvergne vus depuis l'espace

Thomas Pesquet met la tête de la France dans les étoiles

Donal Trump, qui est devenu le 20 janvier dernier le 45ème président des Etats-Unis, s’est démarqué par son utilisation de Twitter, tantôt qualifiée de compulsionnelle ou d’outrancière, tantôt comme relevant du génie de communication. En 140 caractères et quelques hashtags, le milliardaire américain est en effet parvenu à contourner les médias traditionnels en touchant directement sa cible, des millions de personnes qui s’empressaient de lire, commenter et partager chacune de ses prises de position digitales. Le magnat de l’immobilier a-t-il réinvité la communication politique et partant, l’utilisation des réseaux sociaux ? Pas sûr tant les propos et le style de Donald Trump ont pu être grossiers et provocateurs.

Heureusement, un Français a montré qu’on pouvait faire une meilleure utilisation de Twitter ! Dans un tout autre registre, Thomas Pesquet, l’astronaute français, envoie régulièrement ses clichés pris depuis l’espace où il officie, au sein de la station spatiale internationale (depuis la fin novembre). Et il nous régale, nous fait rêver avec des vues impressionnantes sur les villes et reliefs de la Terre entière, et notamment de nos régions, qu’il met bien en valeur via des hashtags et des interpellations efficaces (on pense au clin d’œil à son collège de Normandie, mais aussi aux monts d’Auvergne, aux montagnes des Alpes…). La preuve, s’il en est, que l’on peut faire de Twitter un bon outil de communication, et faire rêver 300 000 personnes (le nombre de ses followers) en leur faisant vivre des expériences par procuration ! A l’ère des drones, on devrait d’ailleurs s’habituer à voir le monde d’en haut !

flow plumelabs

La Greentech démarre bien en 2017 !

Il y a un peu plus d’un an, le gouvernement lançait en grande pompe un incubateur de startups de la Greentech au sein du ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Celui-ci prévoyait le financement et l’accompagnement de 50 startups favorisant la transition écologique, dans des domaines comme la réduction des consommations énergétiques domestiques, l’utilisation des données de transport en temps réel, le recyclage des composants d’un produit etc. Presqu’un an après, et alors que s’ouvre une nouvelle année, quelles sont les startups françaises les plus avancées en la matière ? Le mois de janvier nous offre une première réponse, avec 3 startups démarrant sur les chapeaux de roue !

Plume Labs, qui avait été lancée en 2016 à Londres par un ingénieur polytechnicien, Romain Lacombe, a dévoilé au CES de Las Vegas du début du mois son nouveau produit, Flow, qui permet à chaque utilisateur de mesurer le taux de pollution de son environnement. L’année dernière, Plume Labs s’était faite remarquée par son initiative, originale, de mettre à contribution les pigeons de la ville de Londres pour mesurer le taux de pollution (particules fines, dioxyde d’azote, composés organiques volatils…) en accrochant à leurs pattes de petits capteurs. Ce nouveau produit devrait donc conforter son positionnement et à terme, la startup ambitionne de développer un réseau mondial d’utilisateurs afin d’avoir une visibilité sur le taux de pollution des plus grandes villes du monde, sur le modèle de Waze (dans le secteur des transports).

Dans un autre domaine Izigloo prévoit de devenir le carnet de suivi et d’entretien incontournable du logement, en fédérant les foyers et les professionnels du bâtiment. Financée par la MGEN et par BPI France à hauteur de plusieurs millions d’euros, la startup nantaise est composée d’une cinquantaine d’experts informatiques et du bâtiment et regroupe près de 800 données techniques complémentaires sur les habitations (ensoleillement, épaisseur des murs, année de construction…). Grâce au savoir-faire privé et à la collaboration du public (les données sont tirées des plateformes publiques d’open data, permises par les dernières avancées législatives en la matière) on voit donc qu’une solution efficace (et rentable !) allant dans le sens de la transition énergétique est capable d’émerger en France. La société devrait nouer des partenariats dans les mois à venir.

Enfin, davantage peut-être dans le domaine agricole qu’environnemental (mais tout de même), Sencrop, une autre startup française, vient ce mois-ci d’asseoir son positionnement de station de collecte de données pour les agriculteurs en levant-ci 1,4 millions d’euros auprès de deux fonds d’investissements : Breega et Emertec. Grâce à de nombreux capteurs (mesurant l’hydrométrie, la force du vent, le taux d’acidité du sol, etc.), elle alimente des outils d’aide à la décision (OAD) pour permettre aux exploitants d’adapter leurs plans de semis, d’irrigation ou de traitement. En somme, de se diriger vers une agriculture de précision moins consommatrice en intrants et en énergie. Et cette startup agricole et environnementale milite pour la collaboration des professionnels plutôt que la compétition, puisqu’elle leur propose de partager leurs données et non de les stocker, ce qui permettrait de mutualiser les coûts d’investissement et donc d’outrepasser les problèmes d’investissements pour les petites exploitations.

Les voeux d'Arnaud Montebourg sur Twitter

Les vœux politiques, une tradition qui se confirme en 2017 !

Le mois de janvier est l’occasion pour les hommes politiques de tous bords d’adresser leurs vœux à leurs administrés ou aux citoyens en général. Ils sont un moment privilégié pour faire le bilan de l’année passée et annoncer les grandes mesures, et les grands projets à venir. Ils sont aussi l’occasion de faire des promesses, et de glisser des messages subliminaux dans un discours qui est souvent très politisé (a fortiori en 2017, année d’élections par excellence). Mais sont-ils encore efficaces ? Peut-on se passer aujourd’hui de cérémonies de vœux ou est-ce un passage obligé ?

Cette année encore, les maires, les députés, les présidents de région et les candidats à l’élection présidentielle s’y sont adonnés. Via Twitter (misant sur la sobriété avec un simple message pour Emmanuel Macron, ou l’originalité pour un selfie-vidéo pour Arnaud Montebourg), via une cérémonie en salle des fêtes ou en hôtel de région (avec une volonté marquée de valoriser l’Auvergne dans la nouvelle grande région à Clermont-Ferrand, par Laurent Wauquiez par exemple), via une apparition debout derrière un pupitre pour le président de la République ou encore via une simple carte de vœux, qui permet souvent de mettre en valeur un service communication ou une agence proche. Différents styles se sont exprimés : ceux balançant entre le traditionnel et l’innovation, ceux misant sur le sérieux et les autres sur le compassionnel (en faisant référence aux personnels hospitaliers comme Benoît Hamon, aux personnels de police comme Manuel Valls…), l’humour (avec un montage vidéo de Nathalie Kosciusko-Morizet) ou le discours de politique générale (pour Vincent Peillon par exemple).

Attention toutefois à ne pas verser dans un exercice de communication politique trop informel : nous nous rappelons par exemple de Hervé Morin adressant ses vœux aux Français depuis sa cuisine (une pièce chère à ses yeux selon ses propos), la moquerie ayant clairement réduit l’impact du message (qui se souvient de ce qu’il souhaitait nous dire ?) ou un président de la République auprès du feu avec sa femme (en la personne de Valérie Giscard d’Estaing). Une chose est sûre, les vœux restent un bon moyen de communiquer, et de faire passer des messages pour tous les hommes politiques.

Novembre – Décembre 2016 : le regard de CALIF sur l’actualité

 

 La taxe Youtube

Le CNC a réussi son lobbying sur la taxe Youtube

Les parlementaires avaient tenté de l’adopter en 2015, la taxe Youtube a été votée in fin 2016 (le 6 décembre à l’Assemblée nationale, puis le 16 décembre au Sénat) dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificatives de 2016. Fruit d’un lobbying intense et à peine masqué du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC), cette nouvelle taxe a été l’occasion d’un affrontement rude entre les plateformes d’hébergement (de type Youtube, Netflix, Dailymotion etc.) et les auteurs/producteurs, ces-derniers l’ayant finalement emporté. Une brèche dans les revenus publicitaires des grandes plateformes qui pourrait bien à terme conduire à une réelle fiscalisation des géants du web présents en France…

Que prévoit ce nouveau dispositif législatif ? Imposer à hauteur de 2% (pour les contenus jugés conventionnels) ou à hauteur de 10% (pour les contenus à caractère violent ou pornographique) les revenus publicitaires tirés de la diffusion de vidéos par les éditeurs de services numériques et des plateformes de partage de contenu audiovisuel et cinématographique. Les sites Internet d’information, dont la diffusion de vidéos ne représenterait qu’une activité secondaire, et les sites d’actualité cinématographique (de type Allociné) seraient exonérés. Le bénéfice annuel de cette taxe a été estimé à entre 1 et 2 millions d’euros, montant critiqué par ses détracteurs : elle permettrait à peine de couvrir ses frais de recouvrement, et serait de surcroît « inapplicable » du fait de la difficulté de taxer les géants du web par essence réticents à déclarer leurs revenus en France.

Abondant directement le CNC, cette nouvelle ressource budgétaire devrait assurer un financement plus important de la production culturelle (s’ajoutant aux quelque 700 millions d’euros qui constituent son budget), et notamment celle du web. C’est du moins son argument. Mais ses principaux détracteurs, comme l’ASIC, l’association des plateformes d’hébergement, affirment que la mesure n’a été précédée d’aucune étude d’impact préalable, et que ledit financement de l’activité culturelle en ligne serait plus que douteux. Le gouvernement, par l’intermédiaire de Christian Eckert et de Jean-Vincent Placé, s’est d’ailleurs publiquement prononcé contre la mesure, pointant que l’initiative française de taxation des géants américains (le secteur est principalement concentré entre leurs mains) apparaîtrait comme non coordonnée avec une initiative européenne d’harmonisation fiscale, qui serait beaucoup plus efficace.

Une chose est sûre : le vote de cette loi a permis de voir le lobbying auquel s’est donné le CNC, organisme public dont on attend de savoir s’il devra s’inscrire au inscrire au registre de transparence des représentants d’intérêts prévu par la loi Sapin II…

Les vieilles ficelles de la communication

Les vieilles ficelles de la communication…

La Primaire de la droite et du centre l’a montré, rien n’est réellement prévisible en politique, et surtout, tout peut changer au dernier moment ! Le choix de François Fillon par les électeurs de droite le 27 novembre dernier a prouvé que les idées comme le positionnement de communication du candidat ont payé, et ont permis de dépasser ses deux principaux rivaux, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Comment un tel revirement de l’opinion, à quelques semaines du premier tour, a-t-il permis au député de Paris de l’emporter ? Tout simplement en utilisant les vieilles recettes de la communication politique.

Tout d’abord, la télévision. Salué par tous les commentateurs politiques comme excellent lors des deux débats télévisés d’avant premier tour, l’ancien Premier ministre n’a pas suscité la passion des médias, paraissant prequ’effacé, mais a séduit les électeurs avec son sérieux et son calme affiché. Ensuite, le programme. Contrairement à Bruno Le Maire qui avait choisi de démontrer le sérieux de son projet en éditant 1 000 pages de programme (ce qui a pu faire peur à une partie de son électorat…), François Fillon a énoncé un programme clair et construit, fruit d’échanges entamés avec la société civile depuis plusieurs mois.

Encore, sa mobilisation sur le terrain. On l’oublie trop souvent, une élection ne se joue pas forcément dans les médias et à Paris, elle se joue aussi au contact direct des électeurs, parfois loin des caméras. Or, si l’ancien Premier ministre laissait entendre dans sa communication sur les réseaux sociaux qu’il percevait une réelle mobilisation dans ses meetings, les journaux et radios ne relayaient que peu la réelle montée de soutiens et d’énergie qui provenait des territoires. Un maillage du territoire fait de rencontres et de discours qui a certainement payé.

Enfin, notons que François Fillon est le seul candidat à avoir édité un programme papier et l’a fait distribué dans les boites aux lettres de quartiers / territoires favorables à la droite. Quand on sait que cet électorat est âgé, il était donc intelligent de ne pas trop délaisser le papier.

In fine, alors que tous les experts regardaient la Primaire de la droite comme un laboratoire de nouveaux outils de communication, particulièrement digitaux, ce sont finalement les vieilles recettes (TV, programmes papier, déplacements bien ciblés, relais dans la société civile) qui se sont révélées les plus efficaces en terme de communication.

Logo_Forum2016, l’année de l’Open Data ?

L’année 2016 a-t-elle été celle de l’Open Data ? Avec une ribambelle d’événements consacrés au sujet, des collectivités directement concernées par l’ouverture des données avec le vote de la loi pour une République numérique et des technologies qui se démocratisent, il est bien possible que la France soit définitivement entrée dans l’ère du partage et de la synergie des informations.

En décembre, dans le cadre du Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert qui avait lieu à Paris, CALIF a organisé le Local Government Open Data Forum qui réunissait élus (OpenData France), startups (OpenDataSoft), grands groupes délégataires de services publics (Keolis, Enedis) et avocats (Altana) autour du thème de l’open data territorial. Avec des représentants de plus de 20 pays présents dans la salle, le Forum a été l’occasion de discuter des enjeux de l’open data pour les territoires mais également des dernières avancées réglementaires en la matière, qu’elles soient nationales ou européennes.

Ainsi, les deux derniers mois de l’année ont été marqués par l’obligation faite aux collectivités locales de plus de 3 500 habitants de publier sur une plateforme ou sur la plateforme d’une autre collectivité, voire de l’Etat, des jeux de données prédéfinis afin de les mettre à disposition de toute la société civile qui peut s’en saisir à des fins économiques et démocratiques. Mais comme il a été souligné au cours Forum, l’enjeu de publication des données peut poser problème dans un contexte de concurrence où des délégataires de services publics (on pense au domaine de l’énergie, de l’équipement, des infrastructures de transport…) peuvent se voir forcés à publier des données qui relevaient jusqu’alors du secret des affaires. Où l’on se rend finalement compte que ce sujet est très difficile à traiter à la seule échelle nationale. Il s’agit en effet d’un enjeu européen, voire mondial.

L’enjeu de l’année 2017, avec les élections présidentielle, législatives et sénatoriales qui s’annoncent est donc de savoir si l’open data et la régulation du numérique seront encore au programme de nos futurs élus, avec une vision très franco-française ; ou bien si ces sujets sont destinés à être portés à l’échelle européenne (où l’attend une mise à jour des textes cette année).

Octobre 2016 : le regard de CALIF sur l’actualité

la santé connectée en octobre 2016

La santé connectée est-elle encore un secteur d’avenir ?

Le licenciement de 40% de ses effectifs par l’ex-pépite de la Silicon Valley Théranos et l’annonce des pertes importantes de Visiomed, à hauteur de 5,7 millions d’euros, laissent planer un doute sur les promesses de cette filière, fruit du mariage du numérique et de la santé.

Théranos, la start-up spécialisée dans l’analyse de test sanguins à des coûts beaucoup plus bas et une rapidité sans égal, a déçu l’ensemble de l’écosytème de Palo Alto début octobre en annonçant le licenciement de plus de 350 personnes, soit 40% de son effectif, et la fermeture de tous ses laboratoires et centres de prélèvements. Une étude du Wall Street Journal ainsi que plusieurs investigations officielles avaient montré que ses procédés ne respectaient pas certaines règles et qu’ils pouvaient même mettre en danger la vie des patients. Visiomed, de son côté, justifie les pertes importantes de l’exercice du premier semestre 2016 par un investissement important en matériel, en vue de son entrée sur le marché américain à la suite de la signature d’un partenariat avec le groupe américain Henry Schein Medpod.

Pourtant, d’autres exemples tendent à montrer que le secteur des medtech reste, malgré tout, assez dynamique ! La tenue, par exemple, du Big Bang de la santé connectée le jeudi 27 octobre à la Maison de la Chimie, organisé par Le Figaro (et dont l’organisatrice en chef Aziliz de Veyrinas, vient de rejoindre Viva Technology). Mais aussi l’augmentation fulgurante du nombre de membres de l’association française France eHealth Tech qui rassemble les entreprises de la filière. En quelques mois, elle est passée d’à peine plus de 20 membres à plus de 125 (voir sur le site Internet). Cela semble témoigner d’un dynamisme des entreprises de la e-santé, comme Diabeloop (et son pancréas artificiel) ou Kyomed, Connectedoctors et Umanlife.

Les medtech peuvent-elles alors tenir leurs promesses ? Une étude d’Ipsos pour Meddapcare et Ag2r La Mondiale, publiée le jeudi 20 octobre, montrait que 43% des Français utilisaient une application de santé, ce qui constituait une augmentation importante. Si le seul segment des applications numériques n’est pas représentatif de l’ensemble des medtech, il peut constituer un indicateur pour l’évolution du reste du secteur. On recense aujourd’hui plus de 160 000 applications de santé, comme le député Jean-Louis Gagnaire le faisait remarquer lors de notre Forum Parlementaire de la Santé Connectée en mars dernier. Reste à savoir quelles applications seront utilisées, et lesquelles constituent une réelle avancée, pour le patient, le médecin ou pour la science…

la loi Sapin sur le lobbying

Réforme du lobbying : la loi Sapin 2 ne loge pas tout le monde à la même enseigne !

L’adoption prochaine de la loi Sapin 2 a démontré que le lobbying était un processus finalement encore mal assumé en France. En substance, les cabinets de conseil, les entreprises et, dans une moindre mesure, les fédérations professionnelles sont bien des lobbys, soumis à des règles que, d’ailleurs, ils ne contestent pas (dans leur grande majorité). En revanche, les associations d’élus, le secteur public, les associations n’en sont pas.

Pour ceux qui ont vécu les débats autour de la Loi de Transition énergétique, avec ses centaines d’amendements – souvent tout à fait légitimes et utiles pour faire avancer les débats – déposés par les ONG et les associations environnementales, il est bien surprenant de constater que ce ne sont donc pas des lobbies en France. Idem pour les syndicats de salariés qui ont allègrement amendé la loi Travail en encore les associations d’élus autour de la loi NOTRe. Si le département a encore de beaux jours devant lui malgré les annonces de suppression de cet échelon administratif par le Premier ministre dans son discours de politique générale en avril 2014, n’est-ce pas la marque du lobbying (réussi) de l’Association des Départements de France ?

Alors que l’on pointe souvent Bruxelles du doigt pour son opacité, reconnaissons encore une fois que le Parlement européen est plus ouvert : tout le monde fait partie du registre de transparence des institutions européennes : cabinets, entreprises, fédérations, associations, ONG, collectivités locales… En France, même si l’on progresse, il y a donc encore du chemin à faire…

le nouveau livre sur le Président de la République

La rentrée littéraire…du président de la République !

Alors que la saison des prix littéraires vient de se terminer, une catégorie supplémentaire aurait pu faire son apparition en cette rentrée 2016 : celle du meilleur livre de confession du président de la République !

Nombreuses ont été les révélations et les ouvrages ouvrant les salons de l’Elysée avec, en guest star, le président lui-même nous comptant l’histoire du quinquennat. Quelle était la stratégie de François Hollande ? Au départ certainement, la volonté d’écrire lui-même l’histoire. En effet, notre président sait très bien qu’avec son entrée à l’Elysée, il s’assure quelques quarts d’heure de célébrités dans les salles de classe pour de longues années. En effet, quel professeur d’histoire pourrait faire l’impasse sur le 7ème président de notre Vème République, à l’heure d’étudier notre système politique actuel ? Même à la fin du XXIème siècle, nos écoliers auront sur leurs tablettes numériques un passage obligé sur le quinquennat 2012-2017. Ne serait-ce aussi que pour les tragiques moments que nous avons vécus pendant ces années.

François Hollande a donc certainement eu comme volonté d’écrire lui-même l’histoire de son quinquennat. Mais, face à une conjoncture politique qui se dégradait, ces confidences apparurent peut-être comme bien utiles pour justifier les difficultés rencontrées depuis près de 5 ans car publiées suffisamment tôt avant les présidentielles pour qu’on ne regarde plus derrière mais bien devant au moment de la campagne en mars / avril 2017. Car qui peut penser que Conversations privées avec le Président (Antonin André et Karim Rissouli, Albin Michel) et Un président ne devrait pas dire ça… (Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Stock) étaient prévus dans nos bacs pour cet automne ?

In fine, il s’agirait donc d’un énième couac de communication, à rapprocher des nombreux autres qui rythment la vie de l’Elysée depuis mai 2012, comme le décrivent Joël Amar et Ziad Gebran dans un autre livre remarqué en cette rentrée : Moi, président des couacs (Editions Kawa) ?

Espérons que cette frénésie de publication autour de François Hollande profite au moins à nos éditeurs et à nos libraires !

 

Septembre 2016 : le regard de CALIF sur l’actualité

Le logo de la nouvelle chaîne publique d'information en continu, Franceinfo

Le lancement de Franceinfo

Le 1er septembre a vu la naissance de la nouvelle chaîne d’information en continu, dans un paysage audiovisuel français déjà bien chargé (4 chaines sur la TNT, un record en Europe). Franceinfo est devenue la première chaîne publique d’information en continu, diffusée sur le canal 27 de la TNT et portée par quatre structures publiques : France Télévisions, France 24, Radio France et l’INA. Loin de vouloir copier le modèle de ses concurrents, la chaîne aspire au contraire à traiter l’information de manière plus qualitative et à fournir des contenus et formats orignaux. Pas question de reproduire les erreurs de traitement de l’information dont on a parlé dans notre article de juillet.

Et au niveau du contenu, des programmes, le pari semble réussi ! Avec des formats innovants (vidéos courtes), un plateau au centre de la rédaction (on peut voir les journalistes travailler dans des bureaux adjacents), des programmes originaux (le datagueule, qui propose de traiter de l’actualité sous l’angle des Big data)… Franceinfo détonne dans le paysage audiovisuel français. Et ne le fait d’ailleurs pas que sur la télé, puisqu’elle propose du contenu à la télévision, à la radio, sur Internet et en mobilité grâce à une application.

Au niveau des résultats d’audience, la chose est moins sûre. On ne connaît pas réellement les parts d’audience (PDA) car la chaîne a refusé de s’inscrire au baromètre de Médiamétrie afin de garder le secret pour un temps. Des données ont cependant fuité et montrent que le succès de la nouvelle chaîne publique est pour le moins limité. En effet, si elle a bénéficié d’un effet de curiosité (contesté cependant par les représentants de la chaîne), atteignant 0,6% de parts d’audience au plus haut, ce qui la plaçait en deuxième position derrière BFMtv, elle stagnerait aujourd’hui à 0,3% de parts d’audience, c’est-à-dire en en queue de peloton derrière LCI (chaîne info du groupe TF1).

Les équipes s’étaient pourtant bien préparées, s’entraînant une semaine à l’avance en réalisant leurs programmes « à vide », à savoir sans les diffuser. Et 24 heures avant le lancement officiel, la chaîne était disponible sur Internet pour les plus curieux d’entre nous. L’habillage graphique avait été soigneusement pensé, pour doter la nouvelle entrante d’une image moderne et innovante (et on se souvient la polémique qu’avait provoqué en juillet dernier le coût du logo de Franceinfo révélé par Le Canard enchaîné, polémique infondée puisqu’il s’agissait en fait de l’habillage de tous les supports de communication).

Fort heureusement, la chaîne paraît bénéficier d’une meilleure audience sur les réseaux sociaux, puisque ses contenus diffusés sur les plateformes communautaires se relaient mieux que ceux de BFMtv, pourtant double leader en audience à la TV et sur Internet. Seul l’avenir permettra de dire si les investissements conséquents (budget de fonctionnement d’environ à 25 millions d’euros par an selon la presse) des diverses structures publiques étaient justifiées au regard de la compétition féroce actuelle entre les chaînes d’information.

La rencontre d'Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire

De l’intérêt pour les candidats de courir foires, salons et congrès…

L’approche des Primaires à droite et à gauche et des élections présidentielles agite la sphère politique qui profite de chacune des foires ou des salons professionnels pour relayer ses messages auprès de communautés ciblées. Et en ce mois de septembre, les rendez-vous étaient nombreux ! CALIF a dénombré pas moins de quatre événements majeurs donnant lieu au défilé de candidats désireux de soigner leur image auprès d’une population catégorielle, ou de bénéficier d’importantes retombées médiatiques. Car pour un homme politique, apparaître dans un salon permet de trouver les micros et caméras qui relaieront les petites phrases prononcées au détour d’une question ou d’un stand et de proposer de belles images aux chaines d’information en continu. Mais c’est aussi prendre le risque de se faire interpeller, voire sévèrement chahuté, par un visiteur ou un exposant du salon. L’arme est à double-tranchant, donc, et on se rappelle des dégâts qu’avait causé le « Casse toi pov’con » de Nicolas Sarkozy en 2008. Le principal enjeu de ces rendez-vous, pour les politiques, est d’apparaître proche du terrain et des problématiques des Français.

Par exemple, la Foire de Châlons-en-Champagne, 2ème événement agricole de France, qui a vu se presser de nombreux candidats durant la 1ère semaine de septembre. Il s’agissait aussi du 1er déplacement d’Emmanuel Macron en tant que simple président d’En Marche, après sa démission du ministère de l’Economie. Une visite remarquée au sens où il a refusé in fine de dialoguer avec des chefs d’entreprise, comme le prévoyait pourtant le programme officiel. Au nom « du respect des valeurs républicaines » a indiqué le principal intéressé. Ce qui a provoqué une certaine incompréhension parmi les chefs d’entreprise présents, ceux-ci se demandant en quoi un ministre serait plus légitime à s’exprimer qu’un chef de parti. Autres personnalités présentes à Châlons ? Alain Juppé ou encore Nicolas Sarkozy.

Le département de la Marne avait décidément la cote en ce mois de septembre puisqu’à quelques kilomètres de Châlons, la deuxième édition des Assises du Produire en France à Reims les 8 et 9 septembre a vu défiler pas moins de quatorze personnalités politiques de droite comme de gauche (Bruno Le Maire, Alain Juppé, François Fillon, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen…), invitées à s’exprimer devant plusieurs centaines de chefs d’entreprise sur le mode d’un « Grand Oral ». L’occasion pour chacun de déclarer son amour au « Made in France », popularisé par Arnaud Montebourg, ou au contraire de prôner une ouverture aux logiques de la mondialisation. Mais la communication politique va au-delà des grands discours, puisque les interviews et divers « off » de la tribune donnent lieu à des déclarations proches de la « petite phrase », censées rester dans les mémoires (un Arnaud Montebourg déclarant par exemple que les citoyens devaient aller voter avec leur carte de crédit, un Bruno Le Maire affirmant que la France savait surtout produire des candidats à l’élection présidentielle).

Mais aussi le salon SPACE, salon de l’élevage à Rennes du 13 au 16 septembre, réunissant autour de 100 000 visiteurs ainsi que des centaines d’exposants. L’événement a attiré plusieurs candidats de droite et comme Jean-François Copé, Hervé Mariton, Bruno Le Maire, Alain Juppé, François Fillon ou encore des personnalités de gauche comme Emmanuel Macron ou Stéphane Le Foll. Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs fait remarquer par son absence, tout comme il n’était pas présent aux Assises du Produire en France, seulement représenté par Christian Estrosi.

Le 123ème congrès national des pompiers enfin, organisé à Tours du 21 au 24 septembre, a permis de de constater qu’il est toujours utile d’aller faire campagne auprès de professionnels appréciés des Français, tout en utilisant son mandat. Considéré par François Hollande comme un événement important, le Président s’est en effet rendu à Tours pour effectuer le discours de clôture, où il a été écouté avec intérêt par plusieurs milliers de pompiers. En appelant à la création de casernes et de postes supplémentaires, s’agissait-il d’un discours du Président de la République ou d’un futur candidat à un 2nd mandat ?

Le siège de Berlaymont

La Commission européenne et l’éthique

Plusieurs affaires secouent actuellement la Commission européenne, notamment parce que d’anciens Commissaires entre 2009 et 2014 défrayent la chronique pour avoir ignoré quelques principes de base. L’ancien président et premier ministre portugais José Manuel Barroso, dont les futures fonctions chez Goldman Sachs ont été annoncées dans les règles (20 mois après son départ de la Commission quand le règlement impose d’attendre 18 mois), se voit reprocher ses contacts fréquents avec la banque américaine, au plus fort de la crise financière. Dès lors, on est évidemment en droit de se poser la question de savoir si les informations délivrées par l’ancien président et son cabinet à la banque n’ont aucun lien avec son recrutement comme président non exécutif de Goldman Sachs International.

Autre polémique, celle qui touche Neelie Kroes, avec la révélation de la détention par l’ex Commissaire à la concurrence (2004-2009) puis au numérique (2009-2014) d’une société offshore hébergée aux Bahamas entre 2000 et 2009. Cette affaire pose question quand on sait que la DG Concurrence à Bruxelles dispose de pouvoir étendus pour enquêter sur des entreprises et des dirigeants. Apparemment, elle n’en pas suffisamment pour enquêter sur ses propres Commissaires…

Alors que l’Union européenne doit faire face à une crise de confiance au sein de nombreux Etats-membres (d’autres Brexit ne seraient pas surprenants en cas de référendums identiques ailleurs en Europe) et que le registre de transparence de l’Union européenne est appelé à être renforcé (ce dont CALIF, société inscrite sur ledit registre, ne peut que se féliciter), l’image de la Commission est brouillée. 3 ans après l’affaire Cahuzac avec laquelle on peut se permettre un rapprochement, il est évident que le « faites ce que je dis, pas ce que je fais » au sein des plus hautes autorités publiques n’aide pas à faire reculer le populisme…

Août 2016 : le regard de CALIF sur l’actualité

Logo Rio 2016

Le mois d’août a sans conteste été marqué par l’événement sportif international majeur que représentent les Jeux Olympiques d’été, organisés cette année à Rio de Janeiro du 5 au 21 août. Bénéficiant d’une audience extraordinaire de plus de trois milliards de téléspectateurs dans le monde, l’événement a été l’occasion pour les sportifs ou les délégations de faire passer de multiples messages,  cantonnés au monde du sport mais pas que, notamment lorsqu’il s’agissait de transmettre des messages politiques.

Tout d’abord, ces JO ont permis de faire rayonner notre pays : la France. Elle n’a pas à rougir de sa performance puisqu’elle a battu son record de Pékin 2008 en obtenant quarante-deux médailles, dont dix en or, dix-huit en argent et quatorze en bronze. Elle termine à la septième place, derrière le Japon et devant la Corée du Sud, mais est cinquième à égalité avec Allemagne en nombre de médailles. La France a pu compter sur des athlètes reconnus, comme Teddy Riner en judo, Renaud Lavillenie au saut à la perche ou Gauthier Grumier en escrime. Mais ce sont aussi des athlètes moins souvent médiatisés qui ont permis à la France de compléter sa moisson de médailles, avec des champions comme Denis Chanut Gargaud au canoë-kayak slalom ou Charline Picon à la voile. Tous les 4 ans, les Jeux Olympiques représentent une inestimable mise en avant pour des sportifs ou des disciplines méconnus, dans lesquels les Français excellent souvent. D’ailleurs notons le fabuleux palmarès de la boxe française (6 médailles) très peu anticipé par les spécialistes. Aujourd’hui le couple Tony Yoka – Estelle Mossely est le nouveau couple star du sport français et la boxe démontre, encore une fois, combien nos banlieues recèlent de talents et de créativité, ce que les médias et les politiques ont parfois tendance à oublier.

Sarah Ourahmoune

Mais au-delà du simple sport, certains athlètes diffusent des valeurs fortes. Remportant une très belle médaille d’argent, Sarah Ourahmoune a prouvé qu’il était possible de mener de front vie sportive, vie familiale et vie professionnelle puisqu’elle est simultanément championne, jeune maman et chef d’entreprise. Sa société, Boxer Inside organise des séminaires et des coachings sportifs en entreprise autour de la boxe : une belle image du lien possible entre le sport de haut niveau et le monde de l’entrepreneuriat, qui sont finalement tellement proches dans les valeurs qu’ils transmettent ! Citons aussi Denis Chanut Gargaud, champion olympique et chef d’entreprise.

Des messages, il y a en a eu d’autres, et des plus politiques. On pense à la magnifique démonstration de solidarité internationale, avec la participation aux épreuves d’une délégation de dix athlètes réfugiés. Apolitiques par nature et dans leurs revendications, les Jeux montrent cependant qu’il est impossible de rester indifférent face au sort de dizaines de millions de réfugiés, moins visibles que ces dix athlètes, en envoyant un symbole fort. Mais ne nous méprenons pas, cela marque aussi le souhait du Comité olympique de redorer en partie son image après les difficultés rencontrées dans l’organisation des Jeux à Rio et les accusations de corruption autour de l’attribution des Jeux dans le passé.

Feyisa Lilesa

La flamme olympique a également brillé d’une couleur politique du côté de Feyisa Lilesa, marathonien éthiopien, dont le geste courageux au passage de la ligne d’arrivée a fait le tour du monde. Le coureur a profité de son extraordinaire visibilité pour témoigner de sa solidarité envers les populations réprimées en Ethiopie, en levant les bras croisés vers le ciel. Depuis plus d’un an en effet, le gouvernement exerce dans ce pays de violentes répressions à l’égard des deux ethnies d’Oromos et d’Amharas. Mais le geste pourrait lui coûter cher et il a immédiatement fait part de craintes pour sa sécurité – voire davantage – à son retour en Ethiopie. Aussi, n’oublions pas enfin qu’après les Jeux Olympiques ont lieu les Jeux Paralympiques qui demeurent un formidable exemple d’humanité et pour lesquels on peut regretter une médiatisation et un intérêt moindre…

Ces différents exemples laissent penser que le sport aspire à être un vecteur de communication au-delà du traditionnel marketing qui en est fait, avec les contrats de sponsoring et les placements de produits.

 

Juillet 2016 : le regard de CALIF sur l’actualité

hollande

Fin de l’EURO 2016 (10 juillet)

Les quatre semaines de compétition clôturées le 10 juillet dernier ont donné l’occasion de vivre des belles émotions et de retrouver une équipe de France qu’on n’avait plus vue aussi combative depuis longtemps. L’Euro 2016 a également été l’occasion de découvrir un nouveau concept de marketing sportif : celui des fan zones. Pendant un mois, dix fan zones françaises ont généré plus de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les organisateurs, en attirant les habitants de ces agglomérations mais aussi les touristes qui y ont pu y consommer les produits des marques partenaires de l’événement (avec des tarifs jugés parfois trop importants). Derrière, les fans zones, de nombreuses PME locales ont pu aussi développer leur activité. C’est à souligner. Elles ont par ailleurs réussi à relever le défi de la sécurité puisqu’aucun incident n’a eu lieu malgré la pression terroriste qui était bien présente. Enfin, en termes de communication politique, on se rappellera de l’Euro 2016 avec une utilisation habile de la compétition par le Président de la République, présent au stade pour chaque match de l’équipe de France, avec une écharpe tricolore bien visible à l’écran. Une victoire finale aurait peut-être aidé à faire remonter sa cote d’opinion (comme cela avait été le cas pour Jacques Chirac en 1998) même si, depuis, les tragiques événements de Nice sont passés par là. L’Euro est déjà bien loin… 

macron

Meeting d’Emmanuel Macron (12 juillet)

Deux jours avant le « moment présidentiel » du 14 juillet, alors qu’il était au plus haut dans les sondages (malgré quelques mauvaises séquences médiatiques au moins de juin), le jeune Ministre de l’Économie a effectué son premier meeting politique à la Mutualité, le 12 juillet dernier. Présidentiel sur la forme, ce rassemblement n’a pourtant bénéficié d’aucune annonce de la part d’Emmanuel Macron, qui a préféré maintenir l’ambiguïté sur ses ambitions et ne pas annoncer de départ du gouvernement comme certains l’attendaient. On retiendra néanmoins qu’Emmanuel Macron est un excellent communiquant, et qu’il l’a encore prouvé à cette occasion. Critiqué pour son clip « En Marche » reprenant des images tournées à l’étranger ou sa communication trop inspirée d’Edouard Balladur, il a su séduire son auditoire le 12 juillet, qui a conclu son discours sur des clameurs « Macron, Président ! ». Au niveau des idées, rien de neuf, si ce n’est une volonté de « moderniser » l’action politique et de ne pas trop revendiquer le bilan de l’actuel Président, qui en a fait un ministre et donc un homme politique et qu’il remercie plus qu’il n’en fait l’éloge. Ayant choisi le lieu hautement symbolique de la Mutualité, le ministre de l’Economie semble pourtant vouloir continuer à se revendiquer du socialisme. Les prémices d’une participation à la primaire de la Belle Alliance Populaire ? 

nice

Les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray (14 et 26 juillet)

Par deux fois, en ce mois de juillet, les terroristes ont frappé. Si l’Euro 2016 a concentré toutes les inquiétudes, c’est finalement le 14 et le 26 juillet que les terroristes ont décidé de semer leur haine et leur idéologie. En premier lieu, c’est l’unité nationale qui a été touchée, puisque l’attentat de Nice a donné lieu à une longue polémique entre le gouvernement et l’opposition sur les moyens mobilisés pour assurer la sécurité du feu d’artifice… Puis c’est le respect de la liberté de penser qui a été attaquée, avec le meurtre du Père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Au total, 85 morts et encore beaucoup de souffrance. Trop. Si l’émotion est là, il faut aussi savoir prendre du recul, et comprendre logiquement ce qui s’est passé. Questionner. Au-delà des polémiques, les suites de ces attentats provoquent tout de même une forme de remise en cause dans les médias. On se souvient du traitement médiatique de Nice par France Télévisions, très critiquée pour avoir interviewé un mari à côté de sa femme décédée, ce qui a d’ailleurs donné lieu à des excuses du groupe public. Cela n’est-il pas hors de proportion avec le devoir d’information ? Peut-être si l’on en croit les réactions de BFMTV ou du Monde qui viennent d’indiquer qu’ils ne diffuseraient plus de portraits de terroristes. Après tout, ceux-ci recherchent aussi leur quart d’heure wharolien à titre posthume et les en priver serait un moyen de gagner, sur le front de communication, une petite bataille dans cette guerre d’un nouveau genre…

Ils parlent de CALIF… You Love Words (21-06-16)

 

Cabinet en communication CALIF

Qui c’est LE plus fort… évidemment c’est un vert ! Le Stéphanois François Massardier, roi de la com et du coup franc médiatique, nous livre ses quelques astuces et autres conseils pour une com d’influence, niveau Champions League. Je connais François et vous garantis qu’il est aussi droit que les poteaux en 76 étaient carrés et rond quand il s’agit de trouver le discours qui fera se lever les foules. N’hésitez pas à découvrir son interview et à faire appel à lui pour votre future épopée.

Pour retrouve l’article en entier : François Massardier, directeur de CALIF

Ils parlent de CALIF… L’essor (9-05-15)

affaires publiques Lyon Rhône-Alpes

L’entrepreneur stéphanois a investi un demi-million d’euros dans les nouveaux locaux de sa société.

L’entreprise de communication d’influence Calif, créée en 2009 par François Massardier et dont le siège se trouve à Saint-Etienne, a racheté en début d’année le cabinet de conseil ligérien Arion, qui dispose d’un agrément du ministère de l’Intérieur nécessaire à la formation des élus. Ce dernier, créé en 2012 par Eric Fages et Quentin Bataillon, avait vu sont activité mise entre parenthèses depuis la prise, en 2014, de nouvelles fonctions par ses dirigeants. L’ancien directeur de la communication de l’ASSE a pris la direction du protocole au cabinet du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, tandis que son jeune associé devenait conseiller municipal à Feurs et assistant parlementaire du député européen Jérôme Lavrilleux.

Retrouver l’article  en entier : CALIF investit à Paris et dans la formation de l’Essor.

Ils parlent de CALIF… Le Journal des Entreprises (6-04-12)

 cabinet lobbying Lyon Rhône-Alpes

À 31 ans, il est partout. Du moins, dans les milieux professionnels. Certes, sa famille n’est pas inconnue à Saint-Étienne puisque son père co-dirige l’entreprise Diffusion Technique Française. Mais c’est bien son parcours personnel et son implication très importante dans le développement de l’économie locale qui l’ont définitivement ancré dans le paysage économique stéphanois. Ancien étudiant de Sciences Po Toulouse, titulaire d’un DESS en relations européennes, il est à la tête d’une petite entreprise, Calif, spécialisée dans le conseil en communication et dans le lobbying.

Retrouver l’article  en entier : CALIF entretient la passion des réseaux