L'actualité

Point de vue CALIF… François Hollande, un «retour» bien orchestré (20 minutes)

Le retour en politique de François Hollande ?

Il est de retour. Après une pause médiatique, François Hollande a décidé de faire sa rentrée par étape. Une déclaration sur la réforme du Code du travail par-ci, une interview télévisée pour dire qu’il ne se retire pas de la vie politique par-là. Sans oublier la parution d’un livre (c’est aussi la rentrée littéraire) la semaine prochaine, qui dévoilera les confidences de l’ancien président sur… Emmanuel Macron.

Le « plan com’ » est donc lancé, et comme toujours, le timing n’est pas anodin. « François Hollande voit très bien que la presse parle de la France qui redémarre, de la confiance qui revient, explique François Massardier, professeur de communication politique à Sciences-Po Toulouse et fondateur d’une société de conseil. S’il laisse s’installer l’impression que tout cela est dû à Emmanuel Macron, il disparaîtra rapidement des radars. »

Retrouver l’article de 20 minutes en entier : François Hollande, un «retour» bien orchestré… Et qui pourrait durer

Un règlement européens pour encradrer les services liés à l’émergence des drones ?

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A chaque nouvelle avancée technologique, la question de la réglementation est toujours évoquée comme un accélérateur ou, au contraire, un frein. Le drone en est un bon exemple : alors qu’on l’annonçait comme une révolution majeure il y a quelques années, il n’a pas encore rencontré le succès escompté. Probablement parce qu’il n’a pas encore été accompagné par un encadrement juridique qui lui permettrait de se développer pleinement. La Commission Européenne, par la voix de sa commissaire aux Transports, Violetta BULC, a annoncé qu’elle comptait y remédier, en programmant un règlement européen pour 2019.

Le drone est déjà utilisé dans de nombreux secteurs d’activité, comme la sécurité ou l’agriculture, où il permet de surveiller des zones délimitées ou d’effectuer des mesures, d’aider à la décision. Mais il n’a pas encore trouvé son public dans d’autres domaines : certains services sont « bloqués » du fait des interdictions qui existent actuellement. En témoigne l’usage de « drone de livraison », où un engin volant livrerait des petits colis commandés précédemment sur Internet. Amazon a, le premier, souhaité investir ce créneau, mais ses ambitions ont été douchées par la lenteur du régulateur américain à autoriser de telles pratiques.

En France, qui compte de nombreuses start-ups liées à ce secteur innovant et émergent, on est davantage confiant, notamment du fait de la bonne volonté manifestée par les pouvoirs publics (on pense à la région Nouvelle-Aquitaine, pionnière en la matière, qui a su développer déjà un réel écosystème). Les drones civils, qui sont la spécialité française, pourraient connaître un essor rapide. Grâce au nouveau règlement européen, prévu pour 2019, après discussion des règles entre la Commission et les Etats membres, mais aussi avec la publication intermédiaire de « principes de base », visant à assurer le développement de services tout en garantissant la sécurité des personnes. Ainsi, on connaît déjà la forme que pourrait prendre ce futur règlement : une sécurité similaire à celle assurée par l’aviation avec pilote, avec des zones interdites de survol (« geofencing »), une immatriculation des engins, une possibilité de géolocalisation et des capacités techniques leur permettant de contourner un obstacle ou d’éviter une collision.

Nul doute que ce volontarisme de la part du législateur européen satisfera les industriels français, comme européens, qui pourront alors augmenter leur production et inventer de nouveaux usages.

#Compol : que retenir de la campagne présidentielle 2017 ?

Communication politique : que retenir de la campagne présidentielle 2017 ?

Une campagne présidentielle est un toujours un moment passionnant pour observer de nouvelles techniques de communication politique. Cette campagne 2017 n’a pourtant pas réellement introduit de vraies nouveautés, si ce n’est le désormais fameux hologramme de Jean-Luc MELENCHON ou encore son jeu vidéo. En effet, les valeurs sûres de la campagne étaient essentiellement des redites de 2012 pour ce qui est de la communication politique : meetings en plein air, forte activité digitale… Là aussi, reconnaissons que Jean-Luc Mélenchon avait un temps d’avance puisqu’il était à l’origine de ces innovations en 2012. Mais une bonne communication ne fait toutefois pas une élection et l’avènement du tout digital n’est pas encore gage de victoire puisque Jean-Luc Mélenchon n’a pas été élu.

Durant la campagne, la communication d’Emmanuel Macron n’a peut-être pas été très innovante mais elle a été efficace, en se basant sur des outils simples mais fondamentaux : le porte-à-porte, avec son rassemblement de marcheurs ou encore la forte présence militante sur les marchés, ce qui montrait une vraie dynamique de terrain au sein de l’électorat. On peut donc retenir de 2017 qu’un travail du terrain par les militants (ou helpers en langage macronien) est peut-être encore plus utile qu’une bonne campagne digitale.

Il en va différemment de l’après-campagne. En 2012, de très nombreux quick-books avaient été publiés dans la semaine suivant le second tour, soit un moyen de revivre rapidement, côté coulisses, la victoire de François Hollande ou la défaite de Nicolas Sarkozy. Les éditeurs avaient innové en sortant des livres très rapidement. L’histoire s’écrivait donc encore sur papier. Pour l’après-campagne 2017, c’est la télévision qui a repris le dessus puisque les quick-books prévus cette année ont bien du mal à se faire une place après la diffusion du documentaire événement « Les coulisses d’une victoire » de Yann L’Henoret – produit par le reconnu et estimé Pierre-Antoine Capton (3ème Œil production) – et diffusé par TF1 dès le lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron. L’intérêt du documentaire résidait aussi dans la capacité à présenter – en images – un président élu que les Français connaissaient finalement assez peu (ce qui n’était pas le cas de François Hollande ou Nicolas Sarkozy en 2012), tout comme ils pouvaient aussi apprécier les personnages jouant les seconds rôles, à savoir le staff rapproché d’Emmanuel MACRON ! Au final, que ce soit via les primaires de droite et gauche puis via l’élection présidentielle (où le débat de l’entre-deux-tours a également été un marqueur), la télévision n’aura pas dit son dernier mot en 2017. C’est ce que nous retiendrons de cette élection présidentielle qui, pourtant, ne ressemblait à aucune autre sur le plan politique…

La loi de moralisation de la vie publique sera-t-elle votée ?

La loi de moralisation de la vie publique

La question est sur toutes les lèvres : Emmanuel MACRON parviendra-t-il à obtenir une majorité aux prochaines élections législatives ? Le succès de son mandat et l’application de son programme en dépendent. Parmi les priorités de son programme figure le vote d’une loi de moralisation de la vie publique, qui fut la condition de ralliement de François BAYROU fin février au candidat d’En Marche. Aujourd’hui nommé ministre de la Justice pour incarner ce projet de loi, le président du Modem risque pourtant d’être confronté à une série de questions : comment faire voter une loi qui encadre davantage les pratiques des parlementaires ? Comment faire passer la promesse de « renouveau » du discours à la réalité ?

Début mars, Emmanuel MACRON présentait les grandes lignes de sa loi de moralisation de la vie publique (ou politique, au choix). Interdiction pour les parlementaires d’employer des proches ou des membres de leur famille, interdiction d’exercer une activité de conseil en parallèle de leurs fonctions publiques ou de réaliser plus de 3 mandats successifs, et fiscalisation plus complète de leurs revenu en y intégrant les indemnités de frais de mandat, jusqu’alors sous-contrôlées. Mais aussi la fin d’un régime spécial de retraites jugé très avantageux et le renforcement du rôle de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, afin de mieux prévenir des éventuels conflits d’intérêts. Cette promesse électorale s’inscrivait dans un contexte de forte défiance à l’égard de la classe politique dans son ensemble, encore prévalente aujourd’hui et qui ne date pas d’hier, mais qui a encore été accentuée par les affaires FILLON et LE PEN de ces derniers mois. En 2013, la HATVP et le Parquet National Financier avaient justement été créés pour répondre à ce besoin de « transparence », après l’affaire CAHUZAC.

Ces mesures seront-elles votées ou resteront-elles des promesses électorales ? Verra-t-on des députés et des sénateurs limiter leurs propres avantages, simplement parce que l’exécutif en a décidé ainsi, et du fait – aussi – de la pression populaire ? Les propositions du député René DOSIERE (app PS, Aisne), vrai spécialiste du sujet – mais qui ne se représente pas – seront-elles reprises par François BAYROU qui l’a déjà reçu place Vendôme ? A priori et même si un projet de loi est annoncé rapidement, les réponses à ces questions ne pourront être arrêtées qu’après les législatives…

La création de l’Observatoire de la Sécurité des Moyens de Paiement

Les nouveaux moyens de paiement sont-ils gage d’améliorations de la sécurité en plus de faciliter le règlement de nos achats ? A contrario, la multiplication et la sophistication des moyens de paiement numériques n’entraînera-t-elle pas une élévation du risque pour le consommateur ? Et pour les entreprises ?

En entérinant la création d’un Observatoire de la Sécurité des Moyens de Paiement le 8 avril dernier, le gouvernement semble vouloir prendre les devants pour anticiper les risques inhérents à ces innovations qui fleurissent dans le giron de l’industrie bancaire. En effet, banques en ligne, paiement sans contact, paiement par mobile, SMS ou QR code, virement instantané, paiement par wearables, ces petits objets (porte-clef, bracelet, vêtement…) du quotidien qui prétendent remplacer nos cartes bancaires… appellent à une révolution de la manière dont on paie et dont on se fait payer. Mais la digitalisation et la dématérialisation n’entraînent-elles pas, aussi, la naissance de nouveaux moyens de fraude ? Au début du mois d’avril, un homme se faisait arrêter pour arnaque au piratage de terminal mobile, via des cartes prépayées. C’est ce que semble admettre ce nouvel Observatoire aux compétences élargies, puisqu’il a pour objectif d’« anticiper les nouvelles possibilités de fraude liées aux nouvelles manières de payer, en particulier sur le web ou sur smartphone ».

Nul doute que les cartes bancaires n’ont pas dit leur dernier mot, tant elles apparaissent encore comme un moyen de paiement sûr. Leur avenir – et celui de toute une industrie inventée en France il y a 30 ans – se pose face aux GAFA qui ont maintenant l’ambition de remplacer nos banques. Les cartes bancaires sont donc à la croisée des chemins et doivent saisir les nouvelles opportunités offertes par le numérique, notamment autour des Fintech (dont la en France est déjà le 2nd marché européen après le Royaume-Uni). Est-ce également la mort programmée du paiement en liquide et de la détention d’espèces, que certains appellent de leurs vœux pour des raisons de fraude fiscale et de crime organisé ?

Il sera donc intéressant de suivre les travaux de cet Observatoire pour constater – ou pas – un déplacement du problème de la sécurité vers les plateformes digitales, les fraudeurs et autres pirates cherchant toujours à contourner les nouvelles barrières pour parvenir à leurs fins. Voici un sujet qui risque d’être le théâtre de luttes d’influence dans les années à venir…

Janvier 2017 : le regard de CALIF sur l’actualité

 Les mots d'Auvergne vus depuis l'espace

Thomas Pesquet met la tête de la France dans les étoiles

Donal Trump, qui est devenu le 20 janvier dernier le 45ème président des Etats-Unis, s’est démarqué par son utilisation de Twitter, tantôt qualifiée de compulsionnelle ou d’outrancière, tantôt comme relevant du génie de communication. En 140 caractères et quelques hashtags, le milliardaire américain est en effet parvenu à contourner les médias traditionnels en touchant directement sa cible, des millions de personnes qui s’empressaient de lire, commenter et partager chacune de ses prises de position digitales. Le magnat de l’immobilier a-t-il réinvité la communication politique et partant, l’utilisation des réseaux sociaux ? Pas sûr tant les propos et le style de Donald Trump ont pu être grossiers et provocateurs.

Heureusement, un Français a montré qu’on pouvait faire une meilleure utilisation de Twitter ! Dans un tout autre registre, Thomas Pesquet, l’astronaute français, envoie régulièrement ses clichés pris depuis l’espace où il officie, au sein de la station spatiale internationale (depuis la fin novembre). Et il nous régale, nous fait rêver avec des vues impressionnantes sur les villes et reliefs de la Terre entière, et notamment de nos régions, qu’il met bien en valeur via des hashtags et des interpellations efficaces (on pense au clin d’œil à son collège de Normandie, mais aussi aux monts d’Auvergne, aux montagnes des Alpes…). La preuve, s’il en est, que l’on peut faire de Twitter un bon outil de communication, et faire rêver 300 000 personnes (le nombre de ses followers) en leur faisant vivre des expériences par procuration ! A l’ère des drones, on devrait d’ailleurs s’habituer à voir le monde d’en haut !

flow plumelabs

La Greentech démarre bien en 2017 !

Il y a un peu plus d’un an, le gouvernement lançait en grande pompe un incubateur de startups de la Greentech au sein du ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Celui-ci prévoyait le financement et l’accompagnement de 50 startups favorisant la transition écologique, dans des domaines comme la réduction des consommations énergétiques domestiques, l’utilisation des données de transport en temps réel, le recyclage des composants d’un produit etc. Presqu’un an après, et alors que s’ouvre une nouvelle année, quelles sont les startups françaises les plus avancées en la matière ? Le mois de janvier nous offre une première réponse, avec 3 startups démarrant sur les chapeaux de roue !

Plume Labs, qui avait été lancée en 2016 à Londres par un ingénieur polytechnicien, Romain Lacombe, a dévoilé au CES de Las Vegas du début du mois son nouveau produit, Flow, qui permet à chaque utilisateur de mesurer le taux de pollution de son environnement. L’année dernière, Plume Labs s’était faite remarquée par son initiative, originale, de mettre à contribution les pigeons de la ville de Londres pour mesurer le taux de pollution (particules fines, dioxyde d’azote, composés organiques volatils…) en accrochant à leurs pattes de petits capteurs. Ce nouveau produit devrait donc conforter son positionnement et à terme, la startup ambitionne de développer un réseau mondial d’utilisateurs afin d’avoir une visibilité sur le taux de pollution des plus grandes villes du monde, sur le modèle de Waze (dans le secteur des transports).

Dans un autre domaine Izigloo prévoit de devenir le carnet de suivi et d’entretien incontournable du logement, en fédérant les foyers et les professionnels du bâtiment. Financée par la MGEN et par BPI France à hauteur de plusieurs millions d’euros, la startup nantaise est composée d’une cinquantaine d’experts informatiques et du bâtiment et regroupe près de 800 données techniques complémentaires sur les habitations (ensoleillement, épaisseur des murs, année de construction…). Grâce au savoir-faire privé et à la collaboration du public (les données sont tirées des plateformes publiques d’open data, permises par les dernières avancées législatives en la matière) on voit donc qu’une solution efficace (et rentable !) allant dans le sens de la transition énergétique est capable d’émerger en France. La société devrait nouer des partenariats dans les mois à venir.

Enfin, davantage peut-être dans le domaine agricole qu’environnemental (mais tout de même), Sencrop, une autre startup française, vient ce mois-ci d’asseoir son positionnement de station de collecte de données pour les agriculteurs en levant-ci 1,4 millions d’euros auprès de deux fonds d’investissements : Breega et Emertec. Grâce à de nombreux capteurs (mesurant l’hydrométrie, la force du vent, le taux d’acidité du sol, etc.), elle alimente des outils d’aide à la décision (OAD) pour permettre aux exploitants d’adapter leurs plans de semis, d’irrigation ou de traitement. En somme, de se diriger vers une agriculture de précision moins consommatrice en intrants et en énergie. Et cette startup agricole et environnementale milite pour la collaboration des professionnels plutôt que la compétition, puisqu’elle leur propose de partager leurs données et non de les stocker, ce qui permettrait de mutualiser les coûts d’investissement et donc d’outrepasser les problèmes d’investissements pour les petites exploitations.

Les voeux d'Arnaud Montebourg sur Twitter

Les vœux politiques, une tradition qui se confirme en 2017 !

Le mois de janvier est l’occasion pour les hommes politiques de tous bords d’adresser leurs vœux à leurs administrés ou aux citoyens en général. Ils sont un moment privilégié pour faire le bilan de l’année passée et annoncer les grandes mesures, et les grands projets à venir. Ils sont aussi l’occasion de faire des promesses, et de glisser des messages subliminaux dans un discours qui est souvent très politisé (a fortiori en 2017, année d’élections par excellence). Mais sont-ils encore efficaces ? Peut-on se passer aujourd’hui de cérémonies de vœux ou est-ce un passage obligé ?

Cette année encore, les maires, les députés, les présidents de région et les candidats à l’élection présidentielle s’y sont adonnés. Via Twitter (misant sur la sobriété avec un simple message pour Emmanuel Macron, ou l’originalité pour un selfie-vidéo pour Arnaud Montebourg), via une cérémonie en salle des fêtes ou en hôtel de région (avec une volonté marquée de valoriser l’Auvergne dans la nouvelle grande région à Clermont-Ferrand, par Laurent Wauquiez par exemple), via une apparition debout derrière un pupitre pour le président de la République ou encore via une simple carte de vœux, qui permet souvent de mettre en valeur un service communication ou une agence proche. Différents styles se sont exprimés : ceux balançant entre le traditionnel et l’innovation, ceux misant sur le sérieux et les autres sur le compassionnel (en faisant référence aux personnels hospitaliers comme Benoît Hamon, aux personnels de police comme Manuel Valls…), l’humour (avec un montage vidéo de Nathalie Kosciusko-Morizet) ou le discours de politique générale (pour Vincent Peillon par exemple).

Attention toutefois à ne pas verser dans un exercice de communication politique trop informel : nous nous rappelons par exemple de Hervé Morin adressant ses vœux aux Français depuis sa cuisine (une pièce chère à ses yeux selon ses propos), la moquerie ayant clairement réduit l’impact du message (qui se souvient de ce qu’il souhaitait nous dire ?) ou un président de la République auprès du feu avec sa femme (en la personne de Valérie Giscard d’Estaing). Une chose est sûre, les vœux restent un bon moyen de communiquer, et de faire passer des messages pour tous les hommes politiques.