Les mots d'Auvergne vus depuis l'espace

Thomas Pesquet met la tête de la France dans les étoiles

Donal Trump, qui est devenu le 20 janvier dernier le 45ème président des Etats-Unis, s’est démarqué par son utilisation de Twitter, tantôt qualifiée de compulsionnelle ou d’outrancière, tantôt comme relevant du génie de communication. En 140 caractères et quelques hashtags, le milliardaire américain est en effet parvenu à contourner les médias traditionnels en touchant directement sa cible, des millions de personnes qui s’empressaient de lire, commenter et partager chacune de ses prises de position digitales. Le magnat de l’immobilier a-t-il réinvité la communication politique et partant, l’utilisation des réseaux sociaux ? Pas sûr tant les propos et le style de Donald Trump ont pu être grossiers et provocateurs.

Heureusement, un Français a montré qu’on pouvait faire une meilleure utilisation de Twitter ! Dans un tout autre registre, Thomas Pesquet, l’astronaute français, envoie régulièrement ses clichés pris depuis l’espace où il officie, au sein de la station spatiale internationale (depuis la fin novembre). Et il nous régale, nous fait rêver avec des vues impressionnantes sur les villes et reliefs de la Terre entière, et notamment de nos régions, qu’il met bien en valeur via des hashtags et des interpellations efficaces (on pense au clin d’œil à son collège de Normandie, mais aussi aux monts d’Auvergne, aux montagnes des Alpes…). La preuve, s’il en est, que l’on peut faire de Twitter un bon outil de communication, et faire rêver 300 000 personnes (le nombre de ses followers) en leur faisant vivre des expériences par procuration ! A l’ère des drones, on devrait d’ailleurs s’habituer à voir le monde d’en haut !

flow plumelabs

La Greentech démarre bien en 2017 !

Il y a un peu plus d’un an, le gouvernement lançait en grande pompe un incubateur de startups de la Greentech au sein du ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Celui-ci prévoyait le financement et l’accompagnement de 50 startups favorisant la transition écologique, dans des domaines comme la réduction des consommations énergétiques domestiques, l’utilisation des données de transport en temps réel, le recyclage des composants d’un produit etc. Presqu’un an après, et alors que s’ouvre une nouvelle année, quelles sont les startups françaises les plus avancées en la matière ? Le mois de janvier nous offre une première réponse, avec 3 startups démarrant sur les chapeaux de roue !

Plume Labs, qui avait été lancée en 2016 à Londres par un ingénieur polytechnicien, Romain Lacombe, a dévoilé au CES de Las Vegas du début du mois son nouveau produit, Flow, qui permet à chaque utilisateur de mesurer le taux de pollution de son environnement. L’année dernière, Plume Labs s’était faite remarquée par son initiative, originale, de mettre à contribution les pigeons de la ville de Londres pour mesurer le taux de pollution (particules fines, dioxyde d’azote, composés organiques volatils…) en accrochant à leurs pattes de petits capteurs. Ce nouveau produit devrait donc conforter son positionnement et à terme, la startup ambitionne de développer un réseau mondial d’utilisateurs afin d’avoir une visibilité sur le taux de pollution des plus grandes villes du monde, sur le modèle de Waze (dans le secteur des transports).

Dans un autre domaine Izigloo prévoit de devenir le carnet de suivi et d’entretien incontournable du logement, en fédérant les foyers et les professionnels du bâtiment. Financée par la MGEN et par BPI France à hauteur de plusieurs millions d’euros, la startup nantaise est composée d’une cinquantaine d’experts informatiques et du bâtiment et regroupe près de 800 données techniques complémentaires sur les habitations (ensoleillement, épaisseur des murs, année de construction…). Grâce au savoir-faire privé et à la collaboration du public (les données sont tirées des plateformes publiques d’open data, permises par les dernières avancées législatives en la matière) on voit donc qu’une solution efficace (et rentable !) allant dans le sens de la transition énergétique est capable d’émerger en France. La société devrait nouer des partenariats dans les mois à venir.

Enfin, davantage peut-être dans le domaine agricole qu’environnemental (mais tout de même), Sencrop, une autre startup française, vient ce mois-ci d’asseoir son positionnement de station de collecte de données pour les agriculteurs en levant-ci 1,4 millions d’euros auprès de deux fonds d’investissements : Breega et Emertec. Grâce à de nombreux capteurs (mesurant l’hydrométrie, la force du vent, le taux d’acidité du sol, etc.), elle alimente des outils d’aide à la décision (OAD) pour permettre aux exploitants d’adapter leurs plans de semis, d’irrigation ou de traitement. En somme, de se diriger vers une agriculture de précision moins consommatrice en intrants et en énergie. Et cette startup agricole et environnementale milite pour la collaboration des professionnels plutôt que la compétition, puisqu’elle leur propose de partager leurs données et non de les stocker, ce qui permettrait de mutualiser les coûts d’investissement et donc d’outrepasser les problèmes d’investissements pour les petites exploitations.

Les voeux d'Arnaud Montebourg sur Twitter

Les vœux politiques, une tradition qui se confirme en 2017 !

Le mois de janvier est l’occasion pour les hommes politiques de tous bords d’adresser leurs vœux à leurs administrés ou aux citoyens en général. Ils sont un moment privilégié pour faire le bilan de l’année passée et annoncer les grandes mesures, et les grands projets à venir. Ils sont aussi l’occasion de faire des promesses, et de glisser des messages subliminaux dans un discours qui est souvent très politisé (a fortiori en 2017, année d’élections par excellence). Mais sont-ils encore efficaces ? Peut-on se passer aujourd’hui de cérémonies de vœux ou est-ce un passage obligé ?

Cette année encore, les maires, les députés, les présidents de région et les candidats à l’élection présidentielle s’y sont adonnés. Via Twitter (misant sur la sobriété avec un simple message pour Emmanuel Macron, ou l’originalité pour un selfie-vidéo pour Arnaud Montebourg), via une cérémonie en salle des fêtes ou en hôtel de région (avec une volonté marquée de valoriser l’Auvergne dans la nouvelle grande région à Clermont-Ferrand, par Laurent Wauquiez par exemple), via une apparition debout derrière un pupitre pour le président de la République ou encore via une simple carte de vœux, qui permet souvent de mettre en valeur un service communication ou une agence proche. Différents styles se sont exprimés : ceux balançant entre le traditionnel et l’innovation, ceux misant sur le sérieux et les autres sur le compassionnel (en faisant référence aux personnels hospitaliers comme Benoît Hamon, aux personnels de police comme Manuel Valls…), l’humour (avec un montage vidéo de Nathalie Kosciusko-Morizet) ou le discours de politique générale (pour Vincent Peillon par exemple).

Attention toutefois à ne pas verser dans un exercice de communication politique trop informel : nous nous rappelons par exemple de Hervé Morin adressant ses vœux aux Français depuis sa cuisine (une pièce chère à ses yeux selon ses propos), la moquerie ayant clairement réduit l’impact du message (qui se souvient de ce qu’il souhaitait nous dire ?) ou un président de la République auprès du feu avec sa femme (en la personne de Valérie Giscard d’Estaing). Une chose est sûre, les vœux restent un bon moyen de communiquer, et de faire passer des messages pour tous les hommes politiques.

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