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Point de vue CALIF… François Hollande, un «retour» bien orchestré (20 minutes)

Le retour en politique de François Hollande ?

Il est de retour. Après une pause médiatique, François Hollande a décidé de faire sa rentrée par étape. Une déclaration sur la réforme du Code du travail par-ci, une interview télévisée pour dire qu’il ne se retire pas de la vie politique par-là. Sans oublier la parution d’un livre (c’est aussi la rentrée littéraire) la semaine prochaine, qui dévoilera les confidences de l’ancien président sur… Emmanuel Macron.

Le « plan com’ » est donc lancé, et comme toujours, le timing n’est pas anodin. « François Hollande voit très bien que la presse parle de la France qui redémarre, de la confiance qui revient, explique François Massardier, professeur de communication politique à Sciences-Po Toulouse et fondateur d’une société de conseil. S’il laisse s’installer l’impression que tout cela est dû à Emmanuel Macron, il disparaîtra rapidement des radars. »

Retrouver l’article de 20 minutes en entier : François Hollande, un «retour» bien orchestré… Et qui pourrait durer

Un règlement européens pour encradrer les services liés à l’émergence des drones ?

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A chaque nouvelle avancée technologique, la question de la réglementation est toujours évoquée comme un accélérateur ou, au contraire, un frein. Le drone en est un bon exemple : alors qu’on l’annonçait comme une révolution majeure il y a quelques années, il n’a pas encore rencontré le succès escompté. Probablement parce qu’il n’a pas encore été accompagné par un encadrement juridique qui lui permettrait de se développer pleinement. La Commission Européenne, par la voix de sa commissaire aux Transports, Violetta BULC, a annoncé qu’elle comptait y remédier, en programmant un règlement européen pour 2019.

Le drone est déjà utilisé dans de nombreux secteurs d’activité, comme la sécurité ou l’agriculture, où il permet de surveiller des zones délimitées ou d’effectuer des mesures, d’aider à la décision. Mais il n’a pas encore trouvé son public dans d’autres domaines : certains services sont « bloqués » du fait des interdictions qui existent actuellement. En témoigne l’usage de « drone de livraison », où un engin volant livrerait des petits colis commandés précédemment sur Internet. Amazon a, le premier, souhaité investir ce créneau, mais ses ambitions ont été douchées par la lenteur du régulateur américain à autoriser de telles pratiques.

En France, qui compte de nombreuses start-ups liées à ce secteur innovant et émergent, on est davantage confiant, notamment du fait de la bonne volonté manifestée par les pouvoirs publics (on pense à la région Nouvelle-Aquitaine, pionnière en la matière, qui a su développer déjà un réel écosystème). Les drones civils, qui sont la spécialité française, pourraient connaître un essor rapide. Grâce au nouveau règlement européen, prévu pour 2019, après discussion des règles entre la Commission et les Etats membres, mais aussi avec la publication intermédiaire de « principes de base », visant à assurer le développement de services tout en garantissant la sécurité des personnes. Ainsi, on connaît déjà la forme que pourrait prendre ce futur règlement : une sécurité similaire à celle assurée par l’aviation avec pilote, avec des zones interdites de survol (« geofencing »), une immatriculation des engins, une possibilité de géolocalisation et des capacités techniques leur permettant de contourner un obstacle ou d’éviter une collision.

Nul doute que ce volontarisme de la part du législateur européen satisfera les industriels français, comme européens, qui pourront alors augmenter leur production et inventer de nouveaux usages.

#Compol : que retenir de la campagne présidentielle 2017 ?

Communication politique : que retenir de la campagne présidentielle 2017 ?

Une campagne présidentielle est un toujours un moment passionnant pour observer de nouvelles techniques de communication politique. Cette campagne 2017 n’a pourtant pas réellement introduit de vraies nouveautés, si ce n’est le désormais fameux hologramme de Jean-Luc MELENCHON ou encore son jeu vidéo. En effet, les valeurs sûres de la campagne étaient essentiellement des redites de 2012 pour ce qui est de la communication politique : meetings en plein air, forte activité digitale… Là aussi, reconnaissons que Jean-Luc Mélenchon avait un temps d’avance puisqu’il était à l’origine de ces innovations en 2012. Mais une bonne communication ne fait toutefois pas une élection et l’avènement du tout digital n’est pas encore gage de victoire puisque Jean-Luc Mélenchon n’a pas été élu.

Durant la campagne, la communication d’Emmanuel Macron n’a peut-être pas été très innovante mais elle a été efficace, en se basant sur des outils simples mais fondamentaux : le porte-à-porte, avec son rassemblement de marcheurs ou encore la forte présence militante sur les marchés, ce qui montrait une vraie dynamique de terrain au sein de l’électorat. On peut donc retenir de 2017 qu’un travail du terrain par les militants (ou helpers en langage macronien) est peut-être encore plus utile qu’une bonne campagne digitale.

Il en va différemment de l’après-campagne. En 2012, de très nombreux quick-books avaient été publiés dans la semaine suivant le second tour, soit un moyen de revivre rapidement, côté coulisses, la victoire de François Hollande ou la défaite de Nicolas Sarkozy. Les éditeurs avaient innové en sortant des livres très rapidement. L’histoire s’écrivait donc encore sur papier. Pour l’après-campagne 2017, c’est la télévision qui a repris le dessus puisque les quick-books prévus cette année ont bien du mal à se faire une place après la diffusion du documentaire événement « Les coulisses d’une victoire » de Yann L’Henoret – produit par le reconnu et estimé Pierre-Antoine Capton (3ème Œil production) – et diffusé par TF1 dès le lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron. L’intérêt du documentaire résidait aussi dans la capacité à présenter – en images – un président élu que les Français connaissaient finalement assez peu (ce qui n’était pas le cas de François Hollande ou Nicolas Sarkozy en 2012), tout comme ils pouvaient aussi apprécier les personnages jouant les seconds rôles, à savoir le staff rapproché d’Emmanuel MACRON ! Au final, que ce soit via les primaires de droite et gauche puis via l’élection présidentielle (où le débat de l’entre-deux-tours a également été un marqueur), la télévision n’aura pas dit son dernier mot en 2017. C’est ce que nous retiendrons de cette élection présidentielle qui, pourtant, ne ressemblait à aucune autre sur le plan politique…

La loi de moralisation de la vie publique sera-t-elle votée ?

La loi de moralisation de la vie publique

La question est sur toutes les lèvres : Emmanuel MACRON parviendra-t-il à obtenir une majorité aux prochaines élections législatives ? Le succès de son mandat et l’application de son programme en dépendent. Parmi les priorités de son programme figure le vote d’une loi de moralisation de la vie publique, qui fut la condition de ralliement de François BAYROU fin février au candidat d’En Marche. Aujourd’hui nommé ministre de la Justice pour incarner ce projet de loi, le président du Modem risque pourtant d’être confronté à une série de questions : comment faire voter une loi qui encadre davantage les pratiques des parlementaires ? Comment faire passer la promesse de « renouveau » du discours à la réalité ?

Début mars, Emmanuel MACRON présentait les grandes lignes de sa loi de moralisation de la vie publique (ou politique, au choix). Interdiction pour les parlementaires d’employer des proches ou des membres de leur famille, interdiction d’exercer une activité de conseil en parallèle de leurs fonctions publiques ou de réaliser plus de 3 mandats successifs, et fiscalisation plus complète de leurs revenu en y intégrant les indemnités de frais de mandat, jusqu’alors sous-contrôlées. Mais aussi la fin d’un régime spécial de retraites jugé très avantageux et le renforcement du rôle de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, afin de mieux prévenir des éventuels conflits d’intérêts. Cette promesse électorale s’inscrivait dans un contexte de forte défiance à l’égard de la classe politique dans son ensemble, encore prévalente aujourd’hui et qui ne date pas d’hier, mais qui a encore été accentuée par les affaires FILLON et LE PEN de ces derniers mois. En 2013, la HATVP et le Parquet National Financier avaient justement été créés pour répondre à ce besoin de « transparence », après l’affaire CAHUZAC.

Ces mesures seront-elles votées ou resteront-elles des promesses électorales ? Verra-t-on des députés et des sénateurs limiter leurs propres avantages, simplement parce que l’exécutif en a décidé ainsi, et du fait – aussi – de la pression populaire ? Les propositions du député René DOSIERE (app PS, Aisne), vrai spécialiste du sujet – mais qui ne se représente pas – seront-elles reprises par François BAYROU qui l’a déjà reçu place Vendôme ? A priori et même si un projet de loi est annoncé rapidement, les réponses à ces questions ne pourront être arrêtées qu’après les législatives…

La création de l’Observatoire de la Sécurité des Moyens de Paiement

Les nouveaux moyens de paiement sont-ils gage d’améliorations de la sécurité en plus de faciliter le règlement de nos achats ? A contrario, la multiplication et la sophistication des moyens de paiement numériques n’entraînera-t-elle pas une élévation du risque pour le consommateur ? Et pour les entreprises ?

En entérinant la création d’un Observatoire de la Sécurité des Moyens de Paiement le 8 avril dernier, le gouvernement semble vouloir prendre les devants pour anticiper les risques inhérents à ces innovations qui fleurissent dans le giron de l’industrie bancaire. En effet, banques en ligne, paiement sans contact, paiement par mobile, SMS ou QR code, virement instantané, paiement par wearables, ces petits objets (porte-clef, bracelet, vêtement…) du quotidien qui prétendent remplacer nos cartes bancaires… appellent à une révolution de la manière dont on paie et dont on se fait payer. Mais la digitalisation et la dématérialisation n’entraînent-elles pas, aussi, la naissance de nouveaux moyens de fraude ? Au début du mois d’avril, un homme se faisait arrêter pour arnaque au piratage de terminal mobile, via des cartes prépayées. C’est ce que semble admettre ce nouvel Observatoire aux compétences élargies, puisqu’il a pour objectif d’« anticiper les nouvelles possibilités de fraude liées aux nouvelles manières de payer, en particulier sur le web ou sur smartphone ».

Nul doute que les cartes bancaires n’ont pas dit leur dernier mot, tant elles apparaissent encore comme un moyen de paiement sûr. Leur avenir – et celui de toute une industrie inventée en France il y a 30 ans – se pose face aux GAFA qui ont maintenant l’ambition de remplacer nos banques. Les cartes bancaires sont donc à la croisée des chemins et doivent saisir les nouvelles opportunités offertes par le numérique, notamment autour des Fintech (dont la en France est déjà le 2nd marché européen après le Royaume-Uni). Est-ce également la mort programmée du paiement en liquide et de la détention d’espèces, que certains appellent de leurs vœux pour des raisons de fraude fiscale et de crime organisé ?

Il sera donc intéressant de suivre les travaux de cet Observatoire pour constater – ou pas – un déplacement du problème de la sécurité vers les plateformes digitales, les fraudeurs et autres pirates cherchant toujours à contourner les nouvelles barrières pour parvenir à leurs fins. Voici un sujet qui risque d’être le théâtre de luttes d’influence dans les années à venir…

Novembre – Décembre 2016 : le regard de CALIF sur l’actualité

 

 La taxe Youtube

Le CNC a réussi son lobbying sur la taxe Youtube

Les parlementaires avaient tenté de l’adopter en 2015, la taxe Youtube a été votée in fin 2016 (le 6 décembre à l’Assemblée nationale, puis le 16 décembre au Sénat) dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificatives de 2016. Fruit d’un lobbying intense et à peine masqué du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC), cette nouvelle taxe a été l’occasion d’un affrontement rude entre les plateformes d’hébergement (de type Youtube, Netflix, Dailymotion etc.) et les auteurs/producteurs, ces-derniers l’ayant finalement emporté. Une brèche dans les revenus publicitaires des grandes plateformes qui pourrait bien à terme conduire à une réelle fiscalisation des géants du web présents en France…

Que prévoit ce nouveau dispositif législatif ? Imposer à hauteur de 2% (pour les contenus jugés conventionnels) ou à hauteur de 10% (pour les contenus à caractère violent ou pornographique) les revenus publicitaires tirés de la diffusion de vidéos par les éditeurs de services numériques et des plateformes de partage de contenu audiovisuel et cinématographique. Les sites Internet d’information, dont la diffusion de vidéos ne représenterait qu’une activité secondaire, et les sites d’actualité cinématographique (de type Allociné) seraient exonérés. Le bénéfice annuel de cette taxe a été estimé à entre 1 et 2 millions d’euros, montant critiqué par ses détracteurs : elle permettrait à peine de couvrir ses frais de recouvrement, et serait de surcroît « inapplicable » du fait de la difficulté de taxer les géants du web par essence réticents à déclarer leurs revenus en France.

Abondant directement le CNC, cette nouvelle ressource budgétaire devrait assurer un financement plus important de la production culturelle (s’ajoutant aux quelque 700 millions d’euros qui constituent son budget), et notamment celle du web. C’est du moins son argument. Mais ses principaux détracteurs, comme l’ASIC, l’association des plateformes d’hébergement, affirment que la mesure n’a été précédée d’aucune étude d’impact préalable, et que ledit financement de l’activité culturelle en ligne serait plus que douteux. Le gouvernement, par l’intermédiaire de Christian Eckert et de Jean-Vincent Placé, s’est d’ailleurs publiquement prononcé contre la mesure, pointant que l’initiative française de taxation des géants américains (le secteur est principalement concentré entre leurs mains) apparaîtrait comme non coordonnée avec une initiative européenne d’harmonisation fiscale, qui serait beaucoup plus efficace.

Une chose est sûre : le vote de cette loi a permis de voir le lobbying auquel s’est donné le CNC, organisme public dont on attend de savoir s’il devra s’inscrire au inscrire au registre de transparence des représentants d’intérêts prévu par la loi Sapin II…

Les vieilles ficelles de la communication

Les vieilles ficelles de la communication…

La Primaire de la droite et du centre l’a montré, rien n’est réellement prévisible en politique, et surtout, tout peut changer au dernier moment ! Le choix de François Fillon par les électeurs de droite le 27 novembre dernier a prouvé que les idées comme le positionnement de communication du candidat ont payé, et ont permis de dépasser ses deux principaux rivaux, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Comment un tel revirement de l’opinion, à quelques semaines du premier tour, a-t-il permis au député de Paris de l’emporter ? Tout simplement en utilisant les vieilles recettes de la communication politique.

Tout d’abord, la télévision. Salué par tous les commentateurs politiques comme excellent lors des deux débats télévisés d’avant premier tour, l’ancien Premier ministre n’a pas suscité la passion des médias, paraissant prequ’effacé, mais a séduit les électeurs avec son sérieux et son calme affiché. Ensuite, le programme. Contrairement à Bruno Le Maire qui avait choisi de démontrer le sérieux de son projet en éditant 1 000 pages de programme (ce qui a pu faire peur à une partie de son électorat…), François Fillon a énoncé un programme clair et construit, fruit d’échanges entamés avec la société civile depuis plusieurs mois.

Encore, sa mobilisation sur le terrain. On l’oublie trop souvent, une élection ne se joue pas forcément dans les médias et à Paris, elle se joue aussi au contact direct des électeurs, parfois loin des caméras. Or, si l’ancien Premier ministre laissait entendre dans sa communication sur les réseaux sociaux qu’il percevait une réelle mobilisation dans ses meetings, les journaux et radios ne relayaient que peu la réelle montée de soutiens et d’énergie qui provenait des territoires. Un maillage du territoire fait de rencontres et de discours qui a certainement payé.

Enfin, notons que François Fillon est le seul candidat à avoir édité un programme papier et l’a fait distribué dans les boites aux lettres de quartiers / territoires favorables à la droite. Quand on sait que cet électorat est âgé, il était donc intelligent de ne pas trop délaisser le papier.

In fine, alors que tous les experts regardaient la Primaire de la droite comme un laboratoire de nouveaux outils de communication, particulièrement digitaux, ce sont finalement les vieilles recettes (TV, programmes papier, déplacements bien ciblés, relais dans la société civile) qui se sont révélées les plus efficaces en terme de communication.

Logo_Forum2016, l’année de l’Open Data ?

L’année 2016 a-t-elle été celle de l’Open Data ? Avec une ribambelle d’événements consacrés au sujet, des collectivités directement concernées par l’ouverture des données avec le vote de la loi pour une République numérique et des technologies qui se démocratisent, il est bien possible que la France soit définitivement entrée dans l’ère du partage et de la synergie des informations.

En décembre, dans le cadre du Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert qui avait lieu à Paris, CALIF a organisé le Local Government Open Data Forum qui réunissait élus (OpenData France), startups (OpenDataSoft), grands groupes délégataires de services publics (Keolis, Enedis) et avocats (Altana) autour du thème de l’open data territorial. Avec des représentants de plus de 20 pays présents dans la salle, le Forum a été l’occasion de discuter des enjeux de l’open data pour les territoires mais également des dernières avancées réglementaires en la matière, qu’elles soient nationales ou européennes.

Ainsi, les deux derniers mois de l’année ont été marqués par l’obligation faite aux collectivités locales de plus de 3 500 habitants de publier sur une plateforme ou sur la plateforme d’une autre collectivité, voire de l’Etat, des jeux de données prédéfinis afin de les mettre à disposition de toute la société civile qui peut s’en saisir à des fins économiques et démocratiques. Mais comme il a été souligné au cours Forum, l’enjeu de publication des données peut poser problème dans un contexte de concurrence où des délégataires de services publics (on pense au domaine de l’énergie, de l’équipement, des infrastructures de transport…) peuvent se voir forcés à publier des données qui relevaient jusqu’alors du secret des affaires. Où l’on se rend finalement compte que ce sujet est très difficile à traiter à la seule échelle nationale. Il s’agit en effet d’un enjeu européen, voire mondial.

L’enjeu de l’année 2017, avec les élections présidentielle, législatives et sénatoriales qui s’annoncent est donc de savoir si l’open data et la régulation du numérique seront encore au programme de nos futurs élus, avec une vision très franco-française ; ou bien si ces sujets sont destinés à être portés à l’échelle européenne (où l’attend une mise à jour des textes cette année).

Septembre 2016 : le regard de CALIF sur l’actualité

Le logo de la nouvelle chaîne publique d'information en continu, Franceinfo

Le lancement de Franceinfo

Le 1er septembre a vu la naissance de la nouvelle chaîne d’information en continu, dans un paysage audiovisuel français déjà bien chargé (4 chaines sur la TNT, un record en Europe). Franceinfo est devenue la première chaîne publique d’information en continu, diffusée sur le canal 27 de la TNT et portée par quatre structures publiques : France Télévisions, France 24, Radio France et l’INA. Loin de vouloir copier le modèle de ses concurrents, la chaîne aspire au contraire à traiter l’information de manière plus qualitative et à fournir des contenus et formats orignaux. Pas question de reproduire les erreurs de traitement de l’information dont on a parlé dans notre article de juillet.

Et au niveau du contenu, des programmes, le pari semble réussi ! Avec des formats innovants (vidéos courtes), un plateau au centre de la rédaction (on peut voir les journalistes travailler dans des bureaux adjacents), des programmes originaux (le datagueule, qui propose de traiter de l’actualité sous l’angle des Big data)… Franceinfo détonne dans le paysage audiovisuel français. Et ne le fait d’ailleurs pas que sur la télé, puisqu’elle propose du contenu à la télévision, à la radio, sur Internet et en mobilité grâce à une application.

Au niveau des résultats d’audience, la chose est moins sûre. On ne connaît pas réellement les parts d’audience (PDA) car la chaîne a refusé de s’inscrire au baromètre de Médiamétrie afin de garder le secret pour un temps. Des données ont cependant fuité et montrent que le succès de la nouvelle chaîne publique est pour le moins limité. En effet, si elle a bénéficié d’un effet de curiosité (contesté cependant par les représentants de la chaîne), atteignant 0,6% de parts d’audience au plus haut, ce qui la plaçait en deuxième position derrière BFMtv, elle stagnerait aujourd’hui à 0,3% de parts d’audience, c’est-à-dire en en queue de peloton derrière LCI (chaîne info du groupe TF1).

Les équipes s’étaient pourtant bien préparées, s’entraînant une semaine à l’avance en réalisant leurs programmes « à vide », à savoir sans les diffuser. Et 24 heures avant le lancement officiel, la chaîne était disponible sur Internet pour les plus curieux d’entre nous. L’habillage graphique avait été soigneusement pensé, pour doter la nouvelle entrante d’une image moderne et innovante (et on se souvient la polémique qu’avait provoqué en juillet dernier le coût du logo de Franceinfo révélé par Le Canard enchaîné, polémique infondée puisqu’il s’agissait en fait de l’habillage de tous les supports de communication).

Fort heureusement, la chaîne paraît bénéficier d’une meilleure audience sur les réseaux sociaux, puisque ses contenus diffusés sur les plateformes communautaires se relaient mieux que ceux de BFMtv, pourtant double leader en audience à la TV et sur Internet. Seul l’avenir permettra de dire si les investissements conséquents (budget de fonctionnement d’environ à 25 millions d’euros par an selon la presse) des diverses structures publiques étaient justifiées au regard de la compétition féroce actuelle entre les chaînes d’information.

La rencontre d'Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire

De l’intérêt pour les candidats de courir foires, salons et congrès…

L’approche des Primaires à droite et à gauche et des élections présidentielles agite la sphère politique qui profite de chacune des foires ou des salons professionnels pour relayer ses messages auprès de communautés ciblées. Et en ce mois de septembre, les rendez-vous étaient nombreux ! CALIF a dénombré pas moins de quatre événements majeurs donnant lieu au défilé de candidats désireux de soigner leur image auprès d’une population catégorielle, ou de bénéficier d’importantes retombées médiatiques. Car pour un homme politique, apparaître dans un salon permet de trouver les micros et caméras qui relaieront les petites phrases prononcées au détour d’une question ou d’un stand et de proposer de belles images aux chaines d’information en continu. Mais c’est aussi prendre le risque de se faire interpeller, voire sévèrement chahuté, par un visiteur ou un exposant du salon. L’arme est à double-tranchant, donc, et on se rappelle des dégâts qu’avait causé le « Casse toi pov’con » de Nicolas Sarkozy en 2008. Le principal enjeu de ces rendez-vous, pour les politiques, est d’apparaître proche du terrain et des problématiques des Français.

Par exemple, la Foire de Châlons-en-Champagne, 2ème événement agricole de France, qui a vu se presser de nombreux candidats durant la 1ère semaine de septembre. Il s’agissait aussi du 1er déplacement d’Emmanuel Macron en tant que simple président d’En Marche, après sa démission du ministère de l’Economie. Une visite remarquée au sens où il a refusé in fine de dialoguer avec des chefs d’entreprise, comme le prévoyait pourtant le programme officiel. Au nom « du respect des valeurs républicaines » a indiqué le principal intéressé. Ce qui a provoqué une certaine incompréhension parmi les chefs d’entreprise présents, ceux-ci se demandant en quoi un ministre serait plus légitime à s’exprimer qu’un chef de parti. Autres personnalités présentes à Châlons ? Alain Juppé ou encore Nicolas Sarkozy.

Le département de la Marne avait décidément la cote en ce mois de septembre puisqu’à quelques kilomètres de Châlons, la deuxième édition des Assises du Produire en France à Reims les 8 et 9 septembre a vu défiler pas moins de quatorze personnalités politiques de droite comme de gauche (Bruno Le Maire, Alain Juppé, François Fillon, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen…), invitées à s’exprimer devant plusieurs centaines de chefs d’entreprise sur le mode d’un « Grand Oral ». L’occasion pour chacun de déclarer son amour au « Made in France », popularisé par Arnaud Montebourg, ou au contraire de prôner une ouverture aux logiques de la mondialisation. Mais la communication politique va au-delà des grands discours, puisque les interviews et divers « off » de la tribune donnent lieu à des déclarations proches de la « petite phrase », censées rester dans les mémoires (un Arnaud Montebourg déclarant par exemple que les citoyens devaient aller voter avec leur carte de crédit, un Bruno Le Maire affirmant que la France savait surtout produire des candidats à l’élection présidentielle).

Mais aussi le salon SPACE, salon de l’élevage à Rennes du 13 au 16 septembre, réunissant autour de 100 000 visiteurs ainsi que des centaines d’exposants. L’événement a attiré plusieurs candidats de droite et comme Jean-François Copé, Hervé Mariton, Bruno Le Maire, Alain Juppé, François Fillon ou encore des personnalités de gauche comme Emmanuel Macron ou Stéphane Le Foll. Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs fait remarquer par son absence, tout comme il n’était pas présent aux Assises du Produire en France, seulement représenté par Christian Estrosi.

Le 123ème congrès national des pompiers enfin, organisé à Tours du 21 au 24 septembre, a permis de de constater qu’il est toujours utile d’aller faire campagne auprès de professionnels appréciés des Français, tout en utilisant son mandat. Considéré par François Hollande comme un événement important, le Président s’est en effet rendu à Tours pour effectuer le discours de clôture, où il a été écouté avec intérêt par plusieurs milliers de pompiers. En appelant à la création de casernes et de postes supplémentaires, s’agissait-il d’un discours du Président de la République ou d’un futur candidat à un 2nd mandat ?

Le siège de Berlaymont

La Commission européenne et l’éthique

Plusieurs affaires secouent actuellement la Commission européenne, notamment parce que d’anciens Commissaires entre 2009 et 2014 défrayent la chronique pour avoir ignoré quelques principes de base. L’ancien président et premier ministre portugais José Manuel Barroso, dont les futures fonctions chez Goldman Sachs ont été annoncées dans les règles (20 mois après son départ de la Commission quand le règlement impose d’attendre 18 mois), se voit reprocher ses contacts fréquents avec la banque américaine, au plus fort de la crise financière. Dès lors, on est évidemment en droit de se poser la question de savoir si les informations délivrées par l’ancien président et son cabinet à la banque n’ont aucun lien avec son recrutement comme président non exécutif de Goldman Sachs International.

Autre polémique, celle qui touche Neelie Kroes, avec la révélation de la détention par l’ex Commissaire à la concurrence (2004-2009) puis au numérique (2009-2014) d’une société offshore hébergée aux Bahamas entre 2000 et 2009. Cette affaire pose question quand on sait que la DG Concurrence à Bruxelles dispose de pouvoir étendus pour enquêter sur des entreprises et des dirigeants. Apparemment, elle n’en pas suffisamment pour enquêter sur ses propres Commissaires…

Alors que l’Union européenne doit faire face à une crise de confiance au sein de nombreux Etats-membres (d’autres Brexit ne seraient pas surprenants en cas de référendums identiques ailleurs en Europe) et que le registre de transparence de l’Union européenne est appelé à être renforcé (ce dont CALIF, société inscrite sur ledit registre, ne peut que se féliciter), l’image de la Commission est brouillée. 3 ans après l’affaire Cahuzac avec laquelle on peut se permettre un rapprochement, il est évident que le « faites ce que je dis, pas ce que je fais » au sein des plus hautes autorités publiques n’aide pas à faire reculer le populisme…

Ils parlent de CALIF… You Love Words (21-06-16)

 

Cabinet en communication CALIF

Qui c’est LE plus fort… évidemment c’est un vert ! Le Stéphanois François Massardier, roi de la com et du coup franc médiatique, nous livre ses quelques astuces et autres conseils pour une com d’influence, niveau Champions League. Je connais François et vous garantis qu’il est aussi droit que les poteaux en 76 étaient carrés et rond quand il s’agit de trouver le discours qui fera se lever les foules. N’hésitez pas à découvrir son interview et à faire appel à lui pour votre future épopée.

Pour retrouve l’article en entier : François Massardier, directeur de CALIF

Ils parlent de CALIF… L’essor (9-05-15)

affaires publiques Lyon Rhône-Alpes

L’entrepreneur stéphanois a investi un demi-million d’euros dans les nouveaux locaux de sa société.

L’entreprise de communication d’influence Calif, créée en 2009 par François Massardier et dont le siège se trouve à Saint-Etienne, a racheté en début d’année le cabinet de conseil ligérien Arion, qui dispose d’un agrément du ministère de l’Intérieur nécessaire à la formation des élus. Ce dernier, créé en 2012 par Eric Fages et Quentin Bataillon, avait vu sont activité mise entre parenthèses depuis la prise, en 2014, de nouvelles fonctions par ses dirigeants. L’ancien directeur de la communication de l’ASSE a pris la direction du protocole au cabinet du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, tandis que son jeune associé devenait conseiller municipal à Feurs et assistant parlementaire du député européen Jérôme Lavrilleux.

Retrouver l’article  en entier : CALIF investit à Paris et dans la formation de l’Essor.